Thomas Thiry, un chevalier aux Jeux Olympiques !
- Arthur FIGUET
- 27 févr.
- 5 min de lecture
Découvrez notre entretien avec Thomas Thiry, joueur professionnel évoluant à Ajoie (1ère division Suisse) et en équipe de France, qui revient de Milan où il a disputé les Jeux Olympiques d'Hiver 2026 !
CDL : Peux tu te présenter pour ceux qui ne te connaitraient pas !
TT : Bonjour, je m'appelle Thomas Thiry, j'ai 28 ans et je joue au hockey sur glace en tatn que défenseur pour le HC Ajoie en Suisse, ainsi qu'en Équipe de France Sénior. J'ai commencé le hockey lorsque j'avais 5 ans aux Chevaliers du Lac d'Annecy. C'est là que j'ai appris à patiner et j'ai tenu pour la première fois une canne de hockey dans les mains. Plus tard à mes 12 ans, et grâce à mes parents, je suis parti jouer à Genève jusqu'à la fin de mes années juniors. J'ai ensuite débuté ma carrière professionnelle à Zug, puis Bern et maintenant me voici dans le Jura Suisse.
CDL : Tu as commencé le hockey chez les Chevaliers du Lac, quels souvenirs gardes-tu de tes débuts et suis-tu encore le club aujourd'hui ?
TT : J'ai tellement de souvenir avec Annecy, de très bon souvenirs. On était pas les plus malins mais qu'est ce qu'on rigolait bien !! Je me souviens des vestiaires, des couloirs, du sol glissant dans les tribunes, des bandes vertes qui laissaient plein d'échardes, des filets de protections qu'il fallait tirer autour de la glace avant chaque entraînement. On avait d'ailleurs tous un maillot différent lors des pratiques. Surtout des maillots NHL. Je portais pour ma part celui des Nordiques de Quebec.
Deux tournois m'ont particulièrement marqué. Le tournoi de Pâques d'Annecy et celui des Pee-Wee au Canada. Quelle aventure ! On peut vraiment remercier nos parents qui louaient des minibus pour nous conduire un peu partout en France pour qu'on puisse jouer !
Je suis un peu nostalgique en répondait à cette question car je me souviens de chaque sons, odeurs, sensations et surtout de chacun de mes entraîneurs et amis qui étaient mes coéquipiers. À cet âge là, on réfléchissait pas, on s'amusait juste à fond.
Je suis le club grâce aux réseaux sociaux, mais c'est vrai que je n'ai pas vraiment l'occasion de revenir souvent pour voir des matchs. Je dois remedier à cela car je suis tellement fier de dire partout que je suis un ancien Chevalier ! Ma carrière m'a fait beaucoup voyager mais jamais je n'oublie qui je suis et surtout d'où je viens.
CDL : Qu'as tu ressenti lorsque tu as appris ta sélection avec l'Équipe de France pour ces JO ?
TT : Un immense soulagement car il y avait quelques incertidues à ma sélection à cause d'une blessure grave en début de saison qui aurait pu remettre en cause ma participation aux Jeux. Mais lorsque j'ai vu mon nom écrit en noir sur blanc sur la liste, j'ai explosé de joie et j'ai surtout ressenti beaucoup de fierté de faire parti de cette équipe de France. j'ai été très ému et j'ai directement appelé mes proches pour leur dire de vive voix !
CDL : Peux-tu nous raconter un moment marquant que tu as vécu pendant les Jeux ?
TT : Cette question est très dure car il y en a tellement... mais faison rêver les jeunes qui lirons cette interviex. À la fin du match contre le Canada, au moment de serrer la main de Sidney Crosby, je ne peux m'empêcher de lui que c'était un honneur et un privilège de l'avoir rencontré et affronté. Il m'a répondu que j'avais très bien joué et qu'il était très heureux d'avoir fait ma connaissance ! Le gamin en moi étant un immense fan n'a pas pu retenir sa larme. on dit souvent ne rencontrez jamais vos idoles... Et bien là, ça vallait le coup car il a la classe !
CDL : Selon toi, qu'est ce qui distingue le hockey français aujourd'hui et quels progrès restent à faire pour rivaliser avec les grandes nations ?
TT : Le hockey français se distingue par un mélange d'ambition international, de structuration progressive et d'une identité forte. Même s'il y a eu beaucoup d'évolution ces 10/15 dernières années, il reste un fort potentiel à exploiter. On ne vas pas se mentir, la France n'est pas un pays de hockey, pourtant on se classe entre la 12e et la 14e nation mondiale, ce qui nous permet d'affronter les très grosses équipes nationales. Face à elles, on connaît le rapporrt de force ainsi que la difficulter à rivaliser dans certains domaines comme la technique, la vitesse d'éxécution et même l'intelligence de jeu. C'est pour ça que nous mettons un accent particulier sur notre identité. Une identité familiale, une identité de travailleurs, de guerriers français. C'est cette identité qui nous donne l'espoir la volonté et la détermination d'aller à chaque match, peu importe la compétition et l'adversaire, pour faire respecter le hockey français sur la scène internationale.
Pour rivaliser avec les grandes nations, c'est tout d'abord, à court terme, un travaille sur la discipline de jeu et du système. Lorsque l'on joue contre le Canada par exemple, on ne peut pas se permettre de faire des erreurs de positionnements ou des pertes de palet inutiles. Chaque petits détails ou erreurs se paient cash et cela ne pardonne pas sur le score final.
A long terme bien sûr, c'est un progrès plus profond à faire dans la structure, le développement et l'enseignement du hockey en France en particulier avec les jeunes et les centres de formations. Mais pour cela il faut beaucoup de moyens qui peuvent s'acquérirent grâce à plus de médiatisation autour de ce sport en France et c'est la que l'équipe nationale à un rôle à jouer notamment lors des grandes compétions comme les Championnats du Monde Elite ou les Jeux Olympiques. Cela permet de faire rêver et donner des idées d'engagements aux jeunes générations et surtout donner de la visibilité au hockey français.
CDL : Quel message donnerais-tu aux jeunes joueuses et joueurs des Chevaliers du Lac qui rêvent, comme toi, de porter un jour le maillot de l'équipe de France et de participer aux Jeux olympiques ?
TT : Trois mots : rêver, croire, oser. Avec cette recette tout est possible. Je dirais aux jeunes chevaliers. Allez y foncez, travaillez fort, amusez vous, épanouissez vous dans ce sport. Le plaisir est la meilleure des énergies pour réussir. Si vous le voulez vraiment alors vous le pouvez. Si vous le pouvez alors faites le. Par contre le chemin pour atteindre un tel sommet est long, difficile et semé d'embûches. Même si c'est dur, parfois douloureux, c'est normal, n'abandonnez pas. Il se peut que vous doutiez ou aviez envie de tout quitter et de tout lâcher, c'est normal, mais continuez d'y croire et d'avancer quoi qu'il arrive. Ça demande du temps, des efforts, beaucoup de sacrifices mais croyez moi, ça en vaut la peine et la vie vous récompensera pour cela.


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